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THE SEACLEANERS & LE MANTA : INTERVIEW EXCLUSIVE DE
YVAN BOURGNON,
LE NAVIGATEUR SOLITAIRE AUDACIEUX ET ENGAGÉ POUR LA DÉPOLLUTION DES OCÉANS.

8 Juillet 2020

L’association ‘The SeaCleaners’, créée en 2016 par le skipper franco-suisse Yvan Bourgnon, est née d’un projet fou : Le Manta, un voilier géant 'engloutisseur' de déchets, destiné à récolter
les déchets plastiques océaniques. 

A l’heure actuelle, 9 800 kg de poisson sont pêchés toutes
les 2 secondes dans le monde tandis que 8 millions de tonnes de plastique par an sont jetées dans les océans et qu’il faut 450 ans pour qu’un bouteille plastique se dégrade…
À ce rythme, le plastique aura remplacé les poissons d’ici 2050.
 

Face à cette situation alarmante, Yvan Bourgnon a décidé d’agir en proposant le projet Manta.
Chez Little BY Little, nous sommes instantanément devenus fans de ce projet à fort impact positif et cela nous tenait à coeur de le valoriser dans les projets coups de coeur du Mag Écofriendly !
TheSeaCleaners a aussitôt répondu présent et nous avons eu la chance de pouvoir poser nos questions en exclusivité à Yvan Bourgnon.

Une interview passionnante
que l’on est heureux de vous partager.



- Crédit photo : Yvan Bourgnon -

 

'Nous l'avons aussi pensé pour qu'il soit une source d'inspiration et incite d'autres acteurs, privés ou publics, à s'engager dans notre combat contre la pollution plastique !'

POUVEZ-VOUS NOUS PARLER DU PROJET MANTA :
QUELLE EST SA PROMESSE ET QUEL EST SON STADE DE DÉVELOPPEMENT ACTUEL ? 

Le Manta est le projet emblématique de The SeaCleaners. Il s'agit d'un bateau révolutionnaire, dont la mission sera de collecter les macrodéchets plastiques en mer avant qu'ils coulent, se fragmentent et deviennent irrécupérables.
En d'autres mots : un géant des mers mangeur de déchets plastiques.

Ce qui rend le Manta absolument unique en son genre, c'est son usine embarquée qui permettra de trier et de valoriser en flux continus les déchets à bord. Il s'inscrit donc complètement dans les principes de l'économie circulaire : les plastiques recyclables seront ramenés à terre et "réinjectés" dans des boucles de valorisation locales, tandis que les déchets trop dégradés seront convertis en énergie pour alimenter le bateau lui-même ! 

Au-delà de la seule solution opérationnelle innovante de la réduction de la pollution plastique, le projet Manta c’est aussi la construction d’un bateau technologiquement novateur, qui fera avancer la réflexion mondiale sur les 'green ships'.
Il sera propulsé par une combinaison optimisée de plusieurs technologies de production d'énergies renouvelables qui permettront de minimiser son empreinte carbone. L’étude et la réalisation de ce bateau feront assurément progresser la connaissance collective sur le traitement des déchets mais aussi sur la propulsion d'un bateau
et sur toute la chaîne énergétique.

Enfin, ce sera un précieux outil de sensibilisation et d'éducation, ainsi qu'une plateforme pour la recherche sur les plastiques, car il sera équipé d'un laboratoire pour accueillir des missions scientifiques du monde entier.

Agir, sensibiliser, contribuer à la connaissance, participer à l'économie circulaire : le Manta sera du 4 en 1 !
Nous n'avons pas la prétention de mettre fin à la pollution plastique à nous tous seuls, mais le Manta fera sa part et elle sera significative. Nous l'avons aussi pensé pour qu'il soit une source d'inspiration et incite d'autres acteurs, privés ou publics, à s'engager dans notre combat contre la pollution plastique !

Le projet Manta est en cours de développement et nous respectons notre calendrier de travail qui prévoit une mise à l'eau et la réalisation des premières opérations de collecte en 2023.
Nous sommes actuellement en phase d'études de conception détaillée et d'intégration des systèmes. A l'automne, nous vous donnons rendez-vous pour dévoiler toutes les dernières avancées du projet. 


Crédit Photo : The SeaCleaneers

 
Fish

QUI VOUS ACCOMPAGNE DEPUIS LE DÉBUT DE CETTE AVENTURE ET COMMENT AVEZ-VOUS PENSÉ, PUIS RELEVÉ CE DÉFI TECHNOLOGIQUE ?


J'ai la chance d'avoir une équipe formidable autour de moi,
composée d'une vingtaine de salariés et
de plusieurs centaines de bénévoles. 

Les salariés de l'association The SeaCleaners sont à la fois des professionnels hors pair et des militants de la lutte contre les déchets plastiques. 

Il y a trois personnes notamment qui sont à mes côtés depuis plus longtemps que les autres et qui sont particulièrement importantes car elles agrègent les forces vives autour du projet :
le directeur général de l'association, qui est là depuis le 1er jour, et qui est le cœur battant de l'association ;
le directeur technique qui anime une équipe d'ingénieurs de haut niveau et un consortium technique d'une vingtaine d'entreprises, bureaux d'études, conseils en ingénierie, etc. qui font naître le projet ;
et enfin le directeur du développement qui m'aide à trouver les entreprises mécènes qui ont envie de s'embarquer dans cette aventure unique en son genre !

Relever un tel défi technologique serait impossible sans eux.

 

'Il y a un fil rouge évident entre les deux : c'est l'amour de l'océan et ce besoin irrépressible de le connaître, de l'arpenter, de naviguer, de le préserver des menaces.'

VOUS AVEZ PASSÉ UNE GRANDE PARTIE DE VOTRE VIE À RELEVER LES DÉFIS LES PLUS FOUS, AUJOURD’HUI VOUS VOUS ATTAQUEZ À CELUI DE NETTOYER LES OCÉANS, COMMENT PASSE-T-ON DE LA COURSE EN SOLITAIRE À UN PROJET D’UNE TELLE ENVERGURE, QUI NÉCESSITE D’ALLER AU CONTACT DES AUTRES POUR SE FAIRE ENTENDRE ?

Je ne veux pas opposer ces deux facettes de ma vie car il y a un fil rouge évident entre les deux : c'est l'amour de l'océan et ce besoin irrépressible de le connaître, de l'arpenter, de naviguer, de le préserver des menaces.
Et puis, en réalité, la course en solitaire, c'est un gros travail de préparation en équipe en amont ! Il faut réunir des soutiens financiers, identifier et prévenir les risques, faire en sorte que chaque partenaire se sente concerné, convaincre, développer des synergies au sein d'une équipe… Faire un tour du monde en solitaire sur un catamaran non habitable et sans GPS, comme je l'ai fait, c'est de la gestion de projet et de la gestion d'équipe.

 

'Nous ne pouvons pas continuer à nous en servir comme poubelle et à surexploiter ses ressources sans conséquence.'

EST-CE QUE FINALEMENT IL S’AGIT LÀ AUSSI D’UN MODE DE SURVIE COMME VOUS EN AVEZ BEAUCOUP AFFRONTÉS ET QUI EST INDISPENSABLE POUR L’AVENIR DES OCÉANS ?

Oui, en quelque sorte.

Ce qui me rend fou c'est de réaliser que la pollution plastique est toute récente, elle date seulement des années 60 : c'est vraiment ma génération qui a provoqué cette catastrophe écologique, par égoïsme, par ignorance, par désinvolture, par irresponsabilité ! Et oui, il s'agit bel et bien d'une situation de survie.
Si rien n'est fait, si l'augmentation de la production de plastique dans le monde se poursuit au même rythme, et qu'on continue de gérer aussi mal (ou à ne pas gérer) les déchets engendrés, il y aura autant de plastique que de poissons dans les océans en 2050 ! Ce n'est pas une exagération : ce sont des chiffres indiscutables. Or de la bonne santé des océans dépend notre avenir : l'océan produit la moitié de l'oxygène que nous respirons, régule le climat, absorbe un tiers de nos émissions carbone, est une source de nourriture pour près de la moitié de la planète… Nous ne pouvons pas continuer à nous en servir comme poubelle et à surexploiter ses ressources sans conséquence.

 

'La pollution plastique n'a pas de frontières, et notre action ne peut pas en avoir non plus.'

QUELLE EST AUJOURD’HUI LA DIMENSION INTERNATIONALE DU PROJET MANTA ET QUELLES SONT VOS AMBITIONS DANS LE DOMAINE ? 

La pollution plastique n'a pas de frontières, et notre action ne peut pas en avoir non plus.
Le Manta interviendra dans toutes les zones du monde où les nappes de déchets plastiques sont encore concentrées par les vents et les courants, et n’ont pas commencé à se désagréger, ni à entamer leurs dérives océaniques vers les "continents de plastique", c'est-à-dire l'embouchures des grands fleuves et les estuaires principalement en Asie du Sud-Est, en Afrique et en Amérique Latine.

Quant à nos actions de sensibilisation et d'éducation, elles ont vocation à rayonner partout, car même les pays qui ont des systèmes de collecte de déchets et de recyclage bien avancés ont encore des efforts à faire pour réduire leur "empreinte plastique" ! Sur ce terrain, nous sommes aujourd'hui présents principalement en Europe, et nous menons des actions ponctuelles au Canada, au Brésil, en Indonésie…
Notre objectif est de renforcer notre présence sur les cinq continents pour maximiser l’impact. Grâce à notre partenariat avec la CCI France International, The Sea Cleaners sera demain présent dans 95 pays.

 

'Nous sommes convaincus que le combat contre la pollution plastique ne sera gagné que s'il engage tout le monde.
Chacun à son échelle, dans sa capacité, peut et doit agir.'

AU-DELÀ DU PROJET MANTA, QUELLE EST LA MISSION DE THE SEACLEANERS,
ET QUELLES SONT VOS ACTIONS AU QUOTIDIEN ? 

The SeaCleaners s’est fixé 4 missions principales pour réduire la pollution plastique. Nous intervenons à travers des actions correctives et préventives, aussi bien en mer qu’à terre.

Nous avons d’abord une mission pédagogique et éducative qui consiste à mener des opérations de sensibilisation auprès du grand public, mais aussi de publics plus institutionnels, pour mieux appréhender la pollution plastique, les enjeux de la protection des océans, etc.
Nous intervenons en milieu scolaire, en entreprise, dans les festivals et les événements grand public pour encourager les gens à adopter les écogestes, leur indiquer les alternatives au plastique, comment chacun peut agir et s’engager pour préserver les océans. 

La deuxième mission est celle de ramassage des déchets sauvages, qui sera complété avec la mise à l’eau du Manta. Pour l’instant, nous nous appuyons sur un réseau de bénévoles, dans toutes les régions de France et dans le monde, qui organisent des actions de terrain.

Troisièmement, l’association a un volet scientifique qui consiste à comprendre les tenants et les aboutissants de la pollution plastique et à rendre accessible ce savoir : comment elle se crée, comment les déchets coulent et se fragmentent, comment la nappe de déchets évolue et se déplace en fonction des courants, quels plastiques se dégradent le plus vite, etc. Pour cela, nous nous appuyons notamment sur un Conseil Scientifique International, composé d’une douzaine de chercheurs éminents.

Pour finir, la quatrième mission consiste à promouvoir une économie circulaire. Le but est de montrer que le plastique peut devenir une ressource lorsqu’il est collecté, recyclé et réinjecté dans des circuits de valorisation.

 

'Je porte un regard bienveillant et encourageant sur tous les jeunes entrepreneurs qui essaient de réinventer de modèles alternatifs, plus durables, de sortir de l'économie du tout jetable.'

QUEL REGARD PORTEZ-VOUS SUR LA NOUVELLE GÉNÉRATION DE CRÉATEURS ET ENTREPRENEURS FRANÇAIS QUI AGIT QUOTIDIENNEMENT POUR UNE ÉCONOMIE PLUS DURABLE ? QUELLES RÉFÉRENCES RETENEZ-VOUS DANS LE DOMAINE ?

Nous sommes convaincus que le combat contre la pollution plastique ne sera gagné que s’il engage tout le monde, particuliers, communautés, associations, ONG, organisations internationales, décideurs politiques et acteurs économiques !
Chacun à son échelle, dans sa capacité, peut et doit agir.


Je porte donc un regard bienveillant et encourageant sur tous les jeunes entrepreneurs qui essaient de réinventer de modèles alternatifs, plus durables, de sortir de l'économie du tout jetable.
Je fais partie de ceux qui croient en la sobriété volontaire. Le Covid-19 nous a obligé à lever le pied de l’accélérateur et à enlever nos œillères. C’est le moment ou jamais d’interroger nos priorités.
De réaliser à quel point notre surconsommation est une impasse et de changer durablement nos comportements.


Ayons la lucidité d’admettre que, pour nous comme pour les générations futures, nous devons renoncer à la consommation à outrance, apprendre à vivre avec moins de tourisme superflu, moins de téléphones, moins de confort, à favoriser les circuits courts, à proscrire les produits à usage unique…

Il y a de nombreux mouvements qui encouragent l'émergence de cette nouvelle génération, plus responsable : ChangeNOW, MakerFaire, Wave of Change… C'est très positif. Ensemble, nous pouvons redéfinir ce que nous appelons 'le progrès'. Aller vers une sobriété heureuse, c’est plus de place laissée à l’humanité, à l’écoute, à la solidarité.

C’est une chose que l’océan m’a apprise : la liberté s’épanouit dans moins de matérialisme.

 

'Cela fait longtemps que j'ai banni le tout jetable de mon quotidien, et je pratique assidument les '5 R'
(refuser, réduire, réutiliser, recycler, rendre à la terre).'

VOUS QUI LUTTEZ CONTRE LE PLASTIQUE QUOTIDIENNEMENT,
COMMENT AVEZ-VOUS À TITRE PERSONNEL FAIT ÉVOLUER VOS HABITUDES CES DERNIÈRES ANNÉES ? 

Quand on fait de la navigation en solitaire, dans un espace aussi restreint qu'un catamaran de sport, on apprend à faire beaucoup avec peu, à se concentrer sur l'essentiel et à se passer du superflu ! Cela fait donc longtemps que j'ai banni le tout jetable de mon quotidien, et je pratique assidument les '5 R' (refuser, réduire, réutiliser, recycler, rendre à la terre).


Mais il y a toujours des marges de progression. Je me déplace beaucoup pour ma pratique professionnelle, puisque je suis aussi conférencier, et j'essaie de privilégier les mobilités douces ou les modes de transports les moins polluants possible. Ce n'est pas toujours simple au quotidien.

Sac en plastique dans l'océan
 
Image de Jeremy Bishop

'Finalement ce dont je suis le plus fier, c'est d'avoir transmis à mes cinq fils

la passion et surtout le respect de l'océan.'


QUELLE EST VOTRE PLUS GRANDE FIERTÉ AUJOURD’HUI, EN TANT QUE NAVIGATEUR, ET EN TANT QU’ÉCOLOGISTE ? 

En tant que navigateur, je suis fier d'avoir relevé deux paris que l'on disait impossibles : le 1er tour du monde en voilier non habitable sur un cata de sport, sans assistance GPS, et le passage du Nord-Ouest, qui ouvre au sud-est sur la baie d'Hudson et sur l'océan Arctique au nord-ouest, qui permet de rejoindre l'Alaska au Groënland, et que j'ai réalisé dans les mêmes conditions. 

Mais finalement ce dont je suis le plus fier, c'est d'avoir transmis à mes cinq fils la passion et surtout le respect de l'océan. Le combat écologique que je mène avec The SeaCleaners les passionne, l'un d'entre eux est d'ailleurs bénévole pour l'association en parallèle de ses études de médecine !

- Crédit photo : Roberto Gandolfi -

 
Crédit_Yvan_Bourgnon1.jpg

'La meilleure sensibilisation c'est l'action ! '


VOTRE PLUS BEAU SOUVENIR EN SOLITAIRE ? 

C'est difficile de parler de bons souvenirs quand on évoque les courses en solitaire. Ce sont des moments forts en émotion évidemment, mais on est souvent à la limite de ce que l'humain peut endurer, aussi bien physiquement que moralement. Mais je garde un souvenir inoubliable : seul, allongé sur mon catamaran "Ma Louloute", au beau milieu du Pacifique Sud, les étoiles au-dessus de ma tête, les dauphins qui jouent à côté du voilier…  Ça peut paraître un peu cliché dit comme ça, mais c'est vraiment une sensation de plénitude incomparable !


ET AVEC THE SEACLEANERS ? 

La première fois où j'ai présenté la maquette du Manta au salon des inventions de Genève en avril 2018 et que j'ai vu l'incroyable engouement que suscitait le projet. J'ai alors su que ce bateau répondait à un vrai besoin et que la cause de la lutte contre la pollution plastique touchait les gens, les mobilisait,

y compris ceux qui ne vivent pas au bord de l'océan ! 

Et depuis, nous avons continué d'agréger les soutiens autour de nous, à la fois dans les milieux économiques, industriels, auprès du grand public, dans la communauté scientifique… C'est un élan formidable, qui nous pousse vers l'avant !
Face à l'ampleur de la pollution plastique, c'est facile de baisser les bras et d'être fataliste et de se dire que l'action individuelle ne sert à rien. Je crois au contraire qu'apporter une solution innovante comme le Manta est aussi porteur d'espoir et donne envie d'agir. La meilleure sensibilisation c'est l'action ! 


ET POUR FINIR QUELS SONT LES PROJETS À VENIR DE YVAN EN TANT QUE NAVIGATEUR ? 

Avec mon fils Mathis, nous sommes engagés dans le championnat du monde en catamaran de sport dans le Sud de la France fin septembre. Et je prépare mon prochain grand défi, que j'espère pouvoir mener en 2022 : le tour du monde en solitaire contre vents et courants dominants, plus connu sous l’appellation de tour du monde à l’envers !
C'est un projet que je caresse de longue date.

- Crédit photo : Yvan Bourgnon -

 

Nous remercions chaleureusement The SeaCleaners pour leur gentillesse
et Yvan Bourgnon pour le temps consacré à nous répondre et pour la qualité de ses réponses !


Nous suivons ce projet avec passion et assiduité et nous vous tiendrons donc informés de son évolution.

En attendant, si vous voulez en savoir plus, découvrir le bateau en image ou soutenir l’association, rendez-vous sur leurs média dédiés :

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